Citations de l'être
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« Nous ne sommes que mémoires. Nous vivons avec nos mémoires, nous transmettons des mémoires et nous devenons mémoires. »

Nous passons notre vie à nous souvenir de choses du passé. Comment serait-il possible de pouvoir vivre sans ses souvenirs qui nous font prendre conscience chaque jour d’où l’on vient. De ces moments qui ont agrémenté notre existence et qui font de nous ce que nous sommes. Tous ces souvenirs qui renvoient à des instants cruciaux de notre vie, qu’ils soient heureux, triste ou traumatisant, s’accumulent dans notre mémoire. Nous sommes des êtres de mémoires avant toute chose. La mémoire dont nous disposons tous est aussi bien personnelle à chacun(e) d’entre nous, que commune à l’ensemble dont on fait partie.

Nous pouvons nous considérer comme des ordinateurs connectés à un serveur. Chacun(e) de nous est un ordinateur avec sa propre mémoire vive. Cette dernière contient tous les évènements vécu et ressenti depuis notre point de vue subjectif. Chacun de ces ordinateurs est connecté à un serveur général qui lui aussi contient une mémoire. On pourrait qualifier cette dernière d’universel. Une mémoire accessible à tous. Il s’agit d’une mémoire externe partagée. Nous avons donc tous notre mémoire personnelle, sorte de base de donnée de notre vie personnelle liée à nos propres ressentis, et une base de donnée commune à chacun(e) de nous et qui renvoi à notre existence commune en tant qu’espèce. Par exemple, comme mémoire commune, nous avons tous un instinct qui est caractéristique de notre espèce. Nous ne sommes donc que mémoires ! Des mémoires que nous utilisons au quotidien et à partir desquelles on vit.

La particularité de toute espèce vivante, dont nous faisons partie, est la capacité à transmettre. À vrai dire, la transmission est l’un des principaux attraits de l’évolution et de la vie. Dans un premier temps, nous grandissons avec ce que nos aînés nous transmettent. Puis, à notre tour, lorsque nous devenons des aînés, nous transmettons. Nous transmettons ce que nous avons appris de la vie, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Ce que nous transmettons est essentiellement du savoir lié à de la connaissance personnelle accumulée au cours de notre vie. Mais ce savoir est avant tout stocké en nous sous forme de mémoire. C’est cette mémoire, qui est basée sur le savoir, que nous transmettons aux autres. Dès lors que l’on interagit avec quelqu’un, et quel que soit le niveau d’intimité que l’on a avec cette personne, on laisse inévitablement une trace mnésique chez celle-ci.

Dès l’instant où nous transmettons nos mémoires à d’autres personnes, par le biais du savoir que l’on partage, nous devenons alors des mémoires pour ces personnes. Cela est d’autant plus parlant si vous avez déjà fait la triste expérience de la perte d’un être cher. Ce dernier a cessé d’exister, ou du moins ne fait-il plus parti physiquement de l’entourage. Toutefois, cet être aimé continue d’exister sous forme de mémoire au fond de nous. Une mémoire qui renvoi à un savoir, des mots, une attitude ou un caractère, propre à cette personne et qui nous aura marqué. Ainsi, quoi qu’il arrive, on continue toujours d’exister bien après la mort, sous la forme de mémoires que présentent chez les autres. On devient donc des mémoires !

Nous pouvons devenir mémoires bien avant notre mort. Il suffit juste de faire preuve d’amour, de sympathie, de générosité et tout autre marque d’affection positive à l’attention de quelqu’un. Aussi, compte tenu du manque de confiance en soi de beaucoup de personne, faire preuve de confiance en soi est une façon de marquer les esprits et donc de faire partie de la mémoire des autres.

Important : Une personne restera toujours vivante tant que l’on se souviendra d’elle. Se remémorer c’est une façon de la garder en vie. Et pour qu’elle continue toujours d’exister bien après votre propre mort, transmettez sa mémoire à d’autres. Cette pratique est celle que l’humanité utilise depuis la nuit des temps, et que beaucoup de société dites primitives utilisent encore. Chez certaines, il est coutume, notamment dans les sociétés du pacifique, de transmettre de générations en générations la mémoire de leurs ancêtres pour les garder vivant. On peut observer le même phénomène à travers les religions monothéistes que nous connaissons aujourd’hui. En effet, dans celles-ci, des personnages héroïques continuent d’exister des millénaires après leur mort.

En fin de compte, on existe en partie parce qu’on se souvient de nous. Être mémoire c’est avant tout exister. De même, devenir mémoire pour autrui c’est continuer d’exister. Serait-ce cela la vérité de la vie éternelle ? Marquer les mémoires pour exister éternellement ?

Pourtant ! Il y a des choses dans la vie dont on aimerait oublier l’existence. Même si cela peut paraître difficile, il ne faut jamais oublier. Oublier ne permet pas de refermer la plaie provoquer par la blessure occasionnée. On ne peut se soigner qu’en acceptant ses souvenirs et ses mémoires. Il faut se souvenir de tout, mais en prenant du recul et en apprenant à relativiser ! Les maîtres mots dans ces cas sont « résilience » et « abnégation« .

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