Peut-on se défaire du déterminisme ?
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Peut-on se défaire du déterminisme ?

Nous menons tous une vie dans l’espoir d’atteindre un idéal correspondant à nos propres désirs ! Désirs de réussites, de grandeurs, d’apaisement, de plénitude, de succès, etc. Pourtant, dès qu’on y regarde de plus près, nous constatons que notre existence semble être dirigée par des forces indépendantes de notre volonté. Nous agissons et nous faisons en fonction de règles et de lois déjà déterminé à l’avance. Au point de suivre une trame et de se retrouver comme pris dans le train de la vie, sans possibilité de changer de direction. C’est le poids du déterminisme qui pèse sur nos épaules ! Est-il possible de mener une vie qui n’a pas été déterminé à l’avance ? Peut-on se défaire du déterminisme ?

Qu’est-ce que le déterminisme ?

Quel grand mot que le déterminisme ! Il s’agit là d’une notion aussi bien philosophique que mathématique, physique ou sociale. Avant tout, ce terme, renvoi au fait d’être déterminé dans son existence. En effet, le déterminisme c’est accepter que chaque évènement ou situation est déterminé par des évènements passés, initiaux, conforme à des lois propres. Ces lois étant généralement celle de la nature ou tout du moins des lois préexistant à l’évènement considéré. Alors, parler de déterminisme, c’est faire référence à l’existence de quelque chose qui était là avant et qui influence le devenir. Un devenir qui se voit influencer au point d’être prédéterminer et donc de correspondre à ce qu’on en attendait. Nous pouvons y voir la forme d’un destin tracé à l’avance par des conditions initiales qui en trace déjà la voie.

Le déterminisme est très présent dans l’existence. Du moins, elle occupe une grande place dans la considération que nous avons de l’existence terrestre. Rien n’arrive par hasard, tout est déjà déterminé à l’avance ? Mais, est-ce vraiment le cas ? Sommes-nous ramenés qu’à de simples individus voué à mener une existence déjà prédéfinie par des lois qui nous dépassent ? Peut-on seulement se défaire du déterminisme ? Avant de tenter d’y répondre, nous allons déjà voir quelles sont les formes de déterminisme qui sont en jeu dans notre existence en tant qu’individus humains.

Le déterminisme biologique

Le déterminisme biologique est sans nul doute la première forme de déterminisme qui influence grandement notre existence. Nous héritons tous d’un capital biologique à notre naissance. Nous sommes ce que nous sommes parmi les possibilités infiniment grande que procure la sélection naturelle. On pourrait dire que par notre génétique, nous sommes déjà déterminés au début de notre existence. En fonction des gènes que l’on hérite, nous serons plus en mesure d’effectuer une activité plus qu’une autre. Notre corps part donc avec un capital qui tracera la voie vers ce que l’on sera.

On ne choisit pas d’être tel que l’on est, tel que l’on naît ! Cependant, il ne faut pas toujours être fataliste face à la biologie ! En effet, il y a ce que l’on est et ce que l’on peut devenir ! Rien n’empêche d’agir sur son corps pour devenir autrement que ce pour quoi la biologie nous destinait !

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Le déterminisme social et culturel

Le déterminisme social et culturel est très présent dans notre vie moderne. Jean Paul Sartre a été un des premiers à introduire cette notion de déterminisme social. Cela s’exprime dans la vie sociale comme le fait d’être assigné à une catégorie sociale par le fait d’un héritage culturel propre à cette catégorie sociale. Ainsi, il en résulterait que la position sociale que l’on occupe dans la société est déterminé à l’avance. Un déterminisme qui serait le fruit d’un capital social et culturel dans lequel on baigne et qui nous est légué.

En fonction d’où l’on vient, notre existence est orientée dans une voie qui est celle de la répétition sociale. Une voie qui peut être lourde de conséquence pour certaine personne au point de les enfermer dans une existence déjà prédéfinie. Celles et ceux qui se sentent alors en désaccord avec les préceptes même auxquels renvoie cette position sont voués à naviguer dans le brouillard, ne sachant dans quelle direction voguer.

Nous avons tous un capital social, mais aussi culturel en fonction de nos origines et de notre famille. Le capital culturel dont nous héritons est fortement dépendant du capital social. Les deux induisant réciproquement l’autre. Notre position sociale induit notre capital culturel. Cependant, malgré ce qui peut paraître comme une évidence, le contraire n’est pas toujours vrai. En effet, on peut naître dans une famille ouvrière sans que cela n’empêche d’acquérir un capital culturel par la suite. De même, être un enfant issu d’une famille aisée et bien placé socialement n’assure pas de capital culturel. Il y a une grande part d’innée dans la vie, mais tout s’acquiert !

Le poids de l’héritage

Ce qu’on est, est avant tout le fruit de divers héritage, dont nous venons de voir les grands lignes. Tous ces déterminismes auxquels on semble être assigné, sont un ensemble d’héritage avec lequel on doit faire. On hérite d’une condition sociale et culturelle et de trait de caractère biologique. Cela ne dépend pas de nous, car cela existait avant que nous soyons en mesure de décider de notre destin.

Tout ce qui nous caractérise et que l’on hérite devient un poids sur sa propre existence. En effet, nombreux sont celles et ceux qui doivent combiner avec la pression que leur héritage social leur a mis sur les épaules. De même que le poids de la culture, sur l’obligation que l’on a en tant qu’être singulier à se conduire tel que ceux avons nous en ont décidé.

Le poids de l’héritage peut constituer une véritable entrave aussi bien physique que psychique dans l’émancipation totale de l’être. Renfermant ce dernier dans une prison sans mur visible, avec une simple fenêtre donnant sur l’esplanade des illusions existentielles. Il est difficile d’envisager une émancipation totale de son être, d’être pleinement soi-même, de repousser les limites de son existence, si on se restreint aux limites qui nous sont imposées au travers d’un déterminisme au semblant insurmontable.

Se défaire du poids de son héritage social et culturel

Le poids de l’héritage que l’on a n’est pas insurmontable. Il ne faut pas le voir comme quelque chose d’inéluctable. Il est toujours possible de s’en défaire, mais pour cela il faut redoubler d’effort ! Ne pas avoir peur d’aller vers l’inconnu. Comme un galérien à qui l’on demanderais de ramer avec une rame d’une tonne, il n’incombe qu’à soi de refuser de ramer de la sorte. Il en va de sa liberté individuelle. Une liberté qui doit amener chacun(e) faire l’expérience unique et subjective de sa propre vie.

Pour se défaire du poids de l’héritage, il faut déjà commencer par s’affranchir de la culpabilité. En effet, la culpabilité est un ennemi très puissant, car elle fait vivre la peine que l’on a à se séparer de ses chaînes. Il faut donc arrêter de culpabiliser pour s’affranchir du déterminisme. Si on décide de vouloir tracer sa propre voie et faire ses propres expériences de la vie, il est nécessaire de s’affranchir de tous ces poids qui retiennent l’être. Cela passe aussi par la désobéissance ! Il faut savoir désobéir aux injonctions qu’on nous impose dans la vie, car toujours obéir c’est accepter ce à quoi on nous détermine !

Enfin, pour se défaire des chaînes qu’impose l’héritage, se défaire du conformisme que suggère l’obéissance totale, nul autre moyen que de développer sa propre volonté. Il faut vouloir tracer un autre chemin pour tendre à l’émancipation. Il est important de se demander : « Est-ce que je veux vraiment m’émanciper et tendre à ma singularité ? ». Ce n’est que par l’intermédiaire d’un dialogue avec soi-même que cela est possible. Faire preuve de volonté est nécessaire pour surpasser la culpabilité.

Nous pouvons toujours choisir et orienter notre existence

La vie semble être faite de détermination en tout genre auquel on nous renvoie constamment. Comme nous l’avons vu, il y a plusieurs formes de déterminisme qui orienteraient notre existence. Celles-ci concernent plusieurs aspects de la vie humaine. Croire au déterminisme, c’est croire que tout semble tracé d’avance, comme un livre qu’on lirait et dont la trame et la fin étaient déjà écrit à l’avance. Cependant, le poids de la détermination qui semble peser sur nos vies n’est pas figé. Rien n’est déterminé d’avance !

Nous avons vu que le déterminisme biologique est quelque chose que nous héritons et avec lequel il faut faire. Nous ne décidons pas du corps que nous héritons à la naissance. Toutefois, nous pouvons décider du corps que nous aurons durant notre vie. En effet, le corps est un outil malléable, qu’il est possible, tel un sculpteur, de transformer à sa guise. Il est donc possible de s’affranchir du déterminisme biologique au cours de sa vie en adoptant des habitudes (alimentaires, physiques et esthétiques) qui auront pour but de changer son corps.

Nous avons vu qu’il y a le déterminisme social et culturel, propre à la vie en société, qui est aussi le résultat d’un héritage. Ce cadeau, qui peut revêtir un caractère néfaste sur le long terme, nous enlise dans une voie qui n’est toujours celle que l’on désire, ou à laquelle on aspire. Malgré ce qui peut paraître comme une évidence, il reste possible de faire autrement ! Gardez en tête que rien n’est jamais fixé !

Ajouter ses propres règles à la vie !

Il faut voir la vie comme un « jeu de société ». En effet, il y a des règles de jeu dictées par des instances supérieures régissant la société. Néanmoins, il est toujours possible d’y inclure ses propres règles de jeu ! Instaurer ses propres règles, c’est faire preuve de liberté et avoir une marge de manœuvre dans sa vie ! Ainsi, pour déjouer le déterminisme qui guette chacun(e) d’entre nous, il faut exprimer sa liberté en ajoutant ses propres règles au jeu !

Nous pouvons toujours nous défaire du déterminisme ! Le déterminisme n’a d’effet et d’importance que parce que l’on lui en donne ! Personne n’est assigné contre son gré à être et devenir autrement que ce pour quoi on la destine ! Pour être soi en toute liberté, il ne faut pas avoir peur d’écrire sa propre histoire.

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